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Bienvenue sur JOKKO KANZUL- MUHTADÎNE(le Trésor des biens guidés). Le site officiel de la confédération des Daara et Dahira mourides. Un site entièrement dédié aux oeuvres de Cheikh Ahmadou Bamba.
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Accueil du site >SOKHNAS OU FEMMES MOURIDES > LA VOIE DE L’ASCENSION SPIRITUELLE : DIARIETOU

LA VOIE DE L’ASCENSION SPIRITUELLE : DIARIETOU

jeudi 7 mai 2009, par Sokhna Khady Djalibatou


Ainsi, on peut dire que la femme, ne peut faire beaucoup plus que rester chez elle et s’occuper de ses enfants. Et ceci l’aidera à maitriser ses désirs, ses envies [1]. En ce sens, le prophéte a dit : « koulloukoume raahine wa kouloukoume masse ouloune hanera iyatihi fale imanou rahi wahouwa masse ouloune anera iyatihi wa radioulou ràni, wahewa masse ouloune anera iyatihi wale marrati ràni, fi bayeti zawedjiha wahiya, wal ibenou ranhi fil mali abihi wahouwa masse ouloune anera iyatihi, fa koulloukoume ranhine wa koulloukoune rasse ouloune ane ràhiyatihi ; moutafahoune aleyehi ». Si nous regardons bien ce hadith, nous nous rendrons compte qu’il a cité la femme en 3éme position derrière l’imam et l’homme. Donc il est à noter que son rôle d’éducatrice est très important et ce sur quoi on lui demandera des comptes. Cela aussi n’enlève en rien que certaines femmes assurent leur rôle. Le prophéte disait : « arebahoùne la yashebanda mine arebanhine ardoune mine mattarine wa ounezoune mine zakarine wa hayeroune mine nazzarine, wahalimine mine hilemine ; rawahou bàkimou [2] »

Aussi il est interdit à la femme de trop sortir, car ses sorties engendre des conséquences néfastes sur les hommes qu’elle rencontre et qui la regardent. Le prophéte disait : « mamine mousselimine yanezourou ila amera ati awelou ramehatine souma yahouddou bassa ra’ho, ila ahadassalahou leuhou ibàdata yadjidou hala wataha fi halebihi rawahou ahemadou [3] »

Ce qui motive le plus une femme à sortir, c’est le fait d’avoir de beaux habits. En ce sens, le prophéte avait dit : «  istàhinou alale nisa’i bile oùreyi fa ine aheda hounna iza kassourade fiya bouha wa ahessanate zi natahà ahediabouhà houroudia [4] . Mais ce hadith n’empéche en rien à la femme de bien se vêtir et de rester à la maison pour égayer et rendre heureux son mari. Aussi de ce fait, découle des bienfaits grandioses pour la femme.

Le prophéte disait : « massetafada mouminou bàheda takewa lahi azeda wadialla hayerane mine zawediatine ine amaraha ata hatte hou wa innazara ileyha sarratehou wa ine ahessama aleyha abarattehou wa ineha’ba anehà nassa hatehou fi nafsi’à wa malihi- rawahou ibn madia [5] ».

Dans Matlabul Fawzeini, Cheikh Ahmadou Bamba dit : « wa diawezatane sàlihatane, touhinou alale toukha wale birrou ya mouhine ». Le prophéte disait : « mane tazawadia fa hadith takemala misfa dinihi faliya takhi laha fi nisfi sàni [6]. C’est pour cela que Cheikh Ahmadou Bamba disait : «  la femme qui m’aidera à adorer Dieu ».

En outre, il est recommandé à une femme vertueuse, d’accepter la souffrance stoïque [7]. Le cheikh écrivit dans Koune Katimane « bale rabbouna abedane sabourane youlehimou ». Soxna Diarra disait : « à force de renforcer sa tolérance envers les autres, on acquiert le meilleur des caractères ; toutes les femmes qui ont les meilleurs enfants auxquels on s’étonne et cherche refuge auprès d’eux, avaient des mères vertueuses et qui acceptaient toute souffrance. Par ailleurs toute femme qui se comporte de façon désobligeante dans son foyer, aura l’enfant qu’il mérite ». Aussi notre vénéré repère Serigne Saliou Mbacké disait : « les hommes de Dieu sont toujours au ciel, mais ils ne voient pas une femme vertueuse capable de leur donner la vie, car sachez que la femme est comme la terre alors que la mauvaise terre ne peut rien produire quelque soit la semence, ou si elle arrive à produire, donnera de la mauvaise graine ». Le prophéte disait : « ale oumou madrassatoune oùla  [8] ». Il renchérissait encore : « une femme bien éduquée peut rendre vertueux tout un monde, un homme bien éduqué ne peut corriger qu’un seul être humain ». En ce sens, il préconisait de construire des écoles avant d’édifier des mosquées, et l’école reste et demeure la femme. Pour montrer à la femme la valeur de son corps [9] , le prophéte disait que parmi un groupe de mouches, il n’y’a en une qui, si elle tombe sur la poitrine d’une femme [10], empêchera de facto à un waliyou de téter les seins de cette femme.

Par conséquent, on voit qu’un homme vertueux ne se fatiguera jamais à chercher une femme pieuse, de piété, religieuse, qui lui servira de torpille pour éclairer sa voie vers la religion.

Il y’a une urgence de l’heure à sonner le glas de la cloche de l’éveil. La femme musulmane doit connaitre les préciosités de sa vertu et en ce sens les conserver. A une ère où les occidentaux ou étrangers font des articles de comparaison pour en tirer le positif d’une femme musulmane par rapport à celle d’une autre religion, il ne doit plus être permis a nos femmes d’ignorer leur valeur et de passer outre. Max Atrode, journaliste en son temps disait «  il vaut mieux que nos filles travaillent dans les maisons comme domestiques plutôt qu’à l’usine où il n’est pas rare d’attraper la tuberculose qui emporte la beauté de sa vie à jamais. Si seulement nos pays pouvaient être comme les pays musulmans ! Y règnent la pudeur, la chasteté et la pureté ; la domestique et l’esclave jouissent d’une vie confortable et sont traités comme des enfants de la maison, il n’y a pas d’attentat à la pudeur. Oui, c’est un déshonneur pour l’Angleterre de faire de nos filles des modèles d’immoralité à cause de la généralisation de la mixité. Pourquoi ne cherchons-nous pas à faire travailler les jeunes filles dans un cadre conforme à leur nature, en les maintenant à la maison et en laissant le travail des hommes aux hommes afin de sauver leur honneur ».

Parallèlement à cette affirmation, le journaliste Lady Cook, écrit dans la gazette The Echo [11] « les hommes aiment la mixité, c’est à cause d’eux que la femme aspire à ce qui est contraire à sa nature. Et plus la mixité est répandue, plus il y’a d’enfants adultérins. C’est une vraie calamité pour la femme : en effet, l’homme qu’elle a aimé la laisse s’enliser seule dans la misère et la souffrance…quant à la mort, c’est un fait, dans de nombreux cas, elle met fin à ses jours par le suicide ou par d’autres moyens. ».

COMITE DE REDACTION - KANZUL MUHTADÎNE
SOXNA KHADY SALIOU THIAM
SOXNA MAME BOUSSO CISSE

Notes

[1] - la tanezouri maadoumetihayatane ilahayerileuzi (dixit cheikh ahmadou bamba wassiyatou penda diop)

[2] - ces 4 ne suffiront jamais aux 4 : la terre n’a jamais assez de la pluie, la femme n’a jamais assez de l’homme, l’œil n’a jamais assez du regard et le savant n’a jamais assez du savoir.

[3] - si un homme regarde une femme et se détourne de suite, sans relever les yeux, il y’aura une once d’adoration du Bon Dieu qui diminue en lui, mais n’aura aucun péché s’il n’insiste pas à regarder.

[4] - donnez peu d’habits a vos femmes, ceci vous aidera à les faire rester sur place, car celles qui en auront beaucoup éprouveraient le besoin de sortir et le feraient, alors que les sorties répétées leur sont interdites

[5] - au-delà de l’ascension spirituel, il incombe à un homme de chercher une femme qui agit sur ses ordres, laisse ses interdits, qui le rend heureux rien qu’à la regarder et qui ne le trahira jamais où qu’il soit.

[6] - quiconque marie une femme, aspire à finir la moitié de sa religion, laquelle doit te compléter et ne doit à Dieu pour la craindre.

[7] - le stoïcisme signifie philosophie stoïque qui est fondée sur l’acceptation et la résistance au destin, pour arriver à la vertu en apprenant à se passer de ses passions, à surmonter sa douleur et la mort. Le Cheikh disait dans wassiyatou penda diop : « haleyka bisaberi watahewà rabika fi sirri waledieuheri » ; et « wa achebiti soukoùta wattasaboura »

[8] - la femme est la première école pour son enfant

[9] - le Cheikh disait dans wassiyatou penda diop : « doumi ala houmoli wa tassatouri », dans la sourate al ahzab, verset 59 on trouve « o prphéte ! dis tes épouses , à tes filles , et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensée »

[10] - cela nous raméne à un vers du Cheikh dans matlabul fawzeini : « wa zawediatane salihatane… »

[11] - ses propos ont été publiés dans la gazette Eastern Mail du 20 mai 1901

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